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Flavien Sabot – A propos

Planète en Fête

Depuis plus d’une décennie, Flavien Sabot recherche une voie artistique nouvelle, celle d’un art utopique qui s’oppose au monde de l’argent et de la guerre. Ses créations sont nourries de symbolisme, d’utopies, de sensations d’anarchie et de sincérité.

La plupart de ses expositions, individuelles ou collectives, se sont tenues dans des lieux insolites : squat parisien, recyclerie, festivals de musique ou de street-art. Son style est libre et naïf. Il utilise de la peinture acrylique sur toile ou sur bois, expérimente le collage 3D et réalise des fresques et des installations éphémères dans l’espace public et lors de ses expositions. Guidé par son intuition, le projet initial d’un tableau prend parfois une autre dimension, plus spontanée, au cours de sa réalisation.

L’anarchie est un terme qui a été trop transformé au cours de l’histoire. Il véhicule désormais pour la plupart d’entre nous le chaos, la loi du plus fort. Pourtant, l’anarchie, là où elle a commencé à exister, par exemple en Catalogne en 1936, était un régime politique organisé, basé sur des valeurs humanistes et sur l’art du vivre ensemble. On n’est pas obligé de se ranger dans une catégorie politique. Le monde est à refaire et le sera toujours, car nous sommes des êtres en perpétuelle évolution.

L’univers de Flavien nous invite à nous défaire collectivement de l’argent aux quatre coins du globe et à imaginer, avec notre cœur d’enfant, un autre monde pour demain qu’il nomme « la Civilisation de l’Autre ». « J’ai espoir qu’on puisse un jour remplacer l’argent par un partage solidaire et par une justice fraternelle. J’imagine les peuples s’unir dans une fête gigantesque et planétaire. Ce qui me paraît vraiment important, c’est que chacun reprenne sa place en tant qu’acteur du collectif et retrouve son envie de vivre avec les autres. Pour moi, « la Civilisation de l’Autre » a déjà commencé à se construire à travers toutes les initiatives écologiques et solidaires qui construisent un autre monde que celui de l’argent. »

Les thèmes stellaires sont très présents dans son travail. Certains tableaux sont inspiré des images révélées il y a peu par la NASA. Sa première toile La première étoile artificielle, peinte en 2005 quand il avait dix-neuf ans, nous raconte par exemple l’histoire d’une nouvelle ère, celle d’un univers stabilisé par l’être humain qui tente de survivre à la disparition des étoiles – une utopie totale qui s’oppose radicalement à l’idée de la disparition de l’humanité.

 

La première étoile artificielle a propos zoom